Gordon est né au no 6, Stanbridge Road, à Putney, Londres, le 20 mai 1913. Il avait trois sœurs, Grace, Win et Con, et deux frères, Fred et Bert, il a été élevé avec le sens strict des Méthodists de ce qui est bien et mal par ses parents, dans un foyer très heureux. A l’école, il aimait boxer, ce qui est resté un trait fort de sa personnalité durant sa vie entière. Il était toujours prêt pour une dispute ou une bagarre, souvent pour prendre la défense d’un autre. Il n’a jamais manqué de courage pour exprimer sa pensée, et pour dire la vérité. C’était sa nature forte et son courage que les gens remarquaient chez lui et les rendaient chaleureux à son égard.
Après l’école il devint un apprenti dessinateur industriel à Norwich, vivant une vie assez solitaire dans un meublé. Ses parents étaient partis s’installer à Ipswich et il avait l’habitude d’aller les visiter de temps en temps, une fois même faisant le trajet à bicyclettte.
Il se maria avec Dorothée en 1938 et rapidement rejoint l’armée lorsque la seconde guerre mondiale éclata. Il parti en Inde en bateau, puis alla en Birmanie pour rejoindre la 14ème armée, pour combattre les Japonais, et construire des ponts avec son équipe de soldats Indiens du Ghurkha. C’est à cette époque qu’il a été remarqué pour son courage et qu’il gagna la « Oak Leaf » (médaille militaire).
En 1958, il rencontra Paddina sur son lieu de travail. Elle avait été très malade et hospitalisée, et avait survécu de justesse à une maladie très sérieuse, au grand étonnement des ses médecins. Très rapidement un lien très fort se lia entre eux. La profondeur de leur compréhension et leur élan naturel était si fort qu’ils ne purent rester séparés et ils s’installèrent ensemble. Au début, Gordon ne croyait pas à l’esprit et cela était un peu difficile pour Paddina, mais néanmoins, il accepta de l’aider et s’intéressa à la thérapie par imposition des mains, puis ils démarrèrent le « Fellowship of Erasmus », connu aujourd’hui sous le nom de « Erasmus Foundation » (la Fondation Erasmus). Malgré son avidité à vouloir aider les autres, à cette époque là il continua de poser beaucoup de questions lorsque Paddina commença par transe profonde à permettre à l’esprit d’Erasme, et d’autres, à parler à travers elle. Il semble que son attitude terre à terre a agit en équilibre avec la dévotion spirituelle de Paddina. Au fur et à mesure, son acceptation pour l’esprit a grandi et il est devenu très fort pour aider les autres par imposition des mains. Il avait toujours une vision claire du bon sens commun et défendit toujours l’opprimé. Sa passion pour le sport s’exprima également avec sa forte croyance dans l’esprit d’équipe, de gens se rassemblant ensemble pour s’aider les uns les autres pour le profit de tous. Durant les 30 années où l’association du Fellowship fleurit, lui et Paddina n’avaient plus qu’un désir dans leur vie, celui de promouvoir cette fondation pour aider les autres.
Un de ses passe-temps favoris était de faire les mots croisés du journal local. Toujours prêt à s’interroger sur toutes les choses de la vie, et Gordon disait toujours « je l’écris en plus clair » lorsqu’il recevait la bonne réponse d’un ami qui l’avait aidé.
A Kings Lynn, il devait superviser le positionnement d’un pont, qui s’était effondré, au grand désespoir des autorités locales. Lorsque Gordon a grimpé sur la structure pour surveiller sa réinstallation, un des officiels qui se trouvait là s’exclama envers Paddina, « Qui est cette espèce de fou qui escalade là au-dessus ? » « Cette espèce de fou est en fait mon époux », s’exclama Paddina, qui exprimait toujours sa pensée avec vérité.
Gordon était un guerrier, et bien qu’il nous manque énormément, nous savons qu’il est plus heureux avec Paddina « à la Maison », sachant qu’il a fait beaucoup de bien dans sa vie, surtout en aidant les autres.
C’était un homme qui s’est accommodé de sa longue maladie asthmatique et son emphysème en ne se plaignant jamais. Il avait toujours un grand sens de l’humour. Même lors de son transport à l’hôpital, le jour de sa mort, il plaisanta avec le personnel médical. Parfois, il perdait patience, mais réussissait à finir les choses qu’il entreprenait, ne se ménageant pas lui-même, mais ne demandant jamais trop aux autres. A 80 ans, il jardinait encore son coin de potager préféré. Un grand homme qui a construit de nombreux ponts au-dessus des rivières et entre les hommes.
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