La Fondation Erasmus

Le Centre d' Enseignements Spirituels, Imposition des Mains et Retraite Spirituelle

Charité enregistrée en Angleterre numero 281458

Le Livre Mogada de la Connaissance
et de la Sagesse

les pierres de dolmen

Les brumes continuent de rouler, leur couleur, très belle en tous temps des Saisons et elles roulent et elles roulent. Maintenant le temps est venu pour elles de partir, car les Anciens, Les Gardiens de toutes les choses, regarderaient de très près ceci que l’homme appellerait Eritha.

Quel est donc ce bruit morne qui monte des multitudes ? Est-ce maintenant le temps de DevormaltaDevor signifiant manger, Malta, millions, Devormalta — dans une grande tristesse s’accordent-ils que le temps est venu. Cette terre, cette terre si gracieuse par la main de Celui qu’on ne Nomme Pas ; les rouleaux et les parchemins délicats de sa fabrication, amenés à la ruine par la main de ceux à qui cela avait été donné. Eux qui détiennent le monde sont devenus oisifs dans leur conscience et grossiers dans leur corps et suprêmement grossiers de l’esprit. Les Gardiens s’approchent et regardent. Oui, la période de Devormalta est sur nous prochainement.

Les Brumes se déroulent. Le futur devient le présent, le présent devient le passé. Tout temps est maintenant.

Là. Comme les Gardiens regardent, ils voient les Brumes si clairement. Le réseau, la toile, la maladie du mal. Et malheur à l’homme. Et malheur à la bête. Et malheur à toutes choses qui vivent et respirent sur cette terre. Car si ils ne sentent pas l’esprit de l’éclaircissement pousser au plus profond d’eux mêmes, devrait-il en être ainsi qu’ils soient sauvés ? Non. Cela ne se pourrait pas. Ce ne pourrait pas se réaliser. La bête regarde la bête : malade, se noyant dans leur propre misère. Est-ce que c’est ainsi qu’une bête fière devrait être ? Incapable de faire face à la terre qui lui a été donnée ? Est-ce ainsi que ceux des grandes mers devraient être ? Marqués et malades et tristes dans leur désolation ? Est-ce ainsi que ceux qui volent devraient être ? Voler, monter en flèche, presque atteindre les cieux et puis tomber soudain comme la feuille d’un arbre ? Est-ce ainsi que les arbres majestueux devraient être ? Malades, contaminés par le mal ? Et le sol qui crie fort pour recevoir de la nourriture afin qu’il puisse nourrir ses populations.

Oh, Seigneur tout puissant qui, dans ta sagesse, a donné cette terre, ne la reprends pas, mais donne à l’Homme la force de la garder en vie et une fois encore de faire qu’elle soit sanctifiée et aussi saine que devrait être l’air qui pourtant porta cette maladie comme une peste présente sur Eritha.

Les Gardiens se courbent et écoutent ce que l’Homme dit ? Cher Dieu, ne nous prends pas cela mais donne nous ce qui nourrirait toute l’humanité. Cri d’animaux, cri d’enfants, cri de femmes, cri d’hommes :“Il n’y a rien à manger !” Car l’homme a trop eu et l’Homme est grossier dans son manque de sagesse ; grossier jusqu’à la mort de l’esprit. Aussi que chaque homme ait sa part de terre, qu’il l’entretienne, qu’il retire la mal et y fasse pousser ce qui nourrira son corps. Et pour nourrir son esprit, alors que les fringales et la faim le consommeront, les grilles de la grossièreté se lèveront et l’esprit sera libéré.

Cela a-t-il de l’importance que l’Homme ait faim plutôt que cette terre survive ? Que des hommes puissent mourir, des femmes pleurer, des enfants pleurer, des animaux gémir ? Les Gardiens en ont vu assez.

Laissons alors les brumes rouler et rouler et rouler et rouler. Laissons l’Homme se prendre en charge et répondre devant Celui qu’on Ne Nomme Pas pour le pillage et l’obscénité qui s’est répandue sur la terre

SEQUAT DEO LAUDUM
(C'est la Loi)