La Fondation Erasmus

Le Centre d' Enseignements Spirituels, Imposition des Mains et Retraite Spirituelle

Charité enregistrée en Angleterre numero 281458

La Réincarnation et
ses Nombreuses Facettes
partie N°2

The pathy under the Pergola

L'aura

Nous allons maintenant continuer dans le domaine de la Réincarnation et nous nommerons cette partie “Le Processus de la Réincarnation”.

Un léger éveil de ce qu’on appelle le sens de la clairvoyance rend visible une délicate brume de matière lumineuse entourant chaque corps humain vivant. Cette brume, habituellement nommée l’aura, a été vue par des milliers de gens, et est maintenant un objet de la recherche physique.

Généralement elle s’étend d’environ 40 à 50 centimètres de tous cotés depuis la surface du corps. Sa forme rappelle celle d’un oeuf quelque soit l’angle sous lequel on la regarde.

Les couleurs délicates qui vibrent dedans, varient en nuances suivant les qualités de caractère et les pensées habituelles de la personne observée, et pour la même personne suivant son humeur ou sa pensée du moment. Les couleurs elles-mêmes, quelque soit la manière dont elles sont rangées dans l’aura, sont sujettes à des modifications fréquentes, modifications dues au fait que tout changement dans la consciences est accompagné d’une nouvelle onde vibratoire dans la matière de l’aura et chacune de ces ondes a ses propres couleurs spécifiques à la nature de la pensée ou du sentiment.

Au moment de la mort, l’aura s’éloigne du corps physique et il est alors possible de l’étudier dans son intégrité seule et de voir à quoi elle ressemble. Il a été découvert que, au milieu de la forme ovoïde luminescente, il y a le duplicata ou la réplique de taille humaine du corps physique qui est d’ailleurs bien plus proéminent que l’aura proprement dite parce que 99 % de la matière de cette forme ovoïde est contenue dedans. De là, après la mort, bien que la forme réelle du corps subtile -dans laquelle nous sommes actifs et conscients- soit de forme ovoïde, néanmoins nous apparaissons exactement comme nous apparaissons ici du fait que la réplique du corps physique se trouve dans l’aura à peine perceptible.

La recherche effectuée sur Terre à ce sujet a montré que cette forme lumineuse ovoïde avec sa réplique est , en réalité, composée de trois corps qui s’interpénètrent, qui ont environ la même taille et comportent des arrangements de couleurs très similaires. Ils occupent le même espace, la matière raréfiée dont ils sont faits se mêlant sans plus de difficulté que l’éther pénètre dans une matière physique dense. Ces trois corps de l’Homme sont connus comme le corps Émotionnel ou Astral ; le corps Mental ou Pensant ; et le corps Causal ou de l’Âme. Dans leur totalité ils constituent l’œuf invisible par lequel chaque humain vivant est entouré et inter-pénétré.

Lorsque l’on entend dire qu’un corps humain est “habité par une âme”, nous ne devrions pas en garder l’impression que quelque chose a été mis à l’intérieur comme de l’eau dans un vase. La relation entre le corps physique et l’esprit est d’ordre vibratoire. Tant que le corps physique est entouré et inter-pénétré par l’œuf lumineux, le cerveau répond aux vibrations de la conscience et nous pouvons dire sans faute que le corps est habité par une âme. Lorsque, à la mort terrestre, la relation est rompue, il n’est pas inadéquat de dire que l’âme est partie. En aucun cas, quoiqu’il en soit , la conscience n’a été ni versée dans le corps, ni retirée de celui-là ; la relation vibratoire seulement a été interrompue.

Après la mort terrestre

Après la mort nous nous retrouvons conscients et actifs dans cette partie des régions invisibles qui entourent la Terre que certains appellent le monde Astral. Là nous pouvons vivre, participer aux activités intéressantes de ce monde là, tout en gardant des relations avec nos amis et nous débarrassant des impuretés qui ont pu se glisser en nous durant notre vie sur Terre. De plus, notre souffrance qui est une douleur terrestre (et qui nous affecte grandement) est terminée. Elle n’a été que temporaire et de nature à nous purifier. Croyez moi mes amis, il n’y a pas d’Enfer qui existe, à part dans l’imagination de l’homme.

C’est une bonne chose de se souvenir que la vie après la mort est de loin la plus heureuse et la partie la plus libre de notre existence entière et que nous n’y expérimentons pas la moindre souffrance. L’existence physique est réellement la plus dure et la plus pénible. Avant de décrire cette partie du cycle de l’existence, -qui nous ramène à nouveau à une incarnation- après avoir réalisé notre unité avec la conscience de l’âme, il serait peut-être utile de faire une pause un moment de manière à expliquer l’origine du corps de l’âme. Bien que cette histoire soit longue et implique de nombreuses complexités et ne pourrait être présentée adéquatement sur Terre que dans un manuel de cours très avancé nous devrions être capable, sans difficulté, de saisir certains points essentiels par une analyse rapide du plan évolutif.

Premièrement, nous devons réaliser que l’ensemble de la nature est vivant et que toute forme naturelle, depuis le Cristal jusqu’à l’Homme, est utilisée comme étant le corps d’une conscience grandissante. Nous pouvons imager vague après vague la vie évolutive telle qu’elle apparaît dans les différents royaumes - minéral, végétal, animal et humain. Dans le monde minéral, la conscience est partiellement éveillée ; dans le règne végétal, elle commence à montrer si elle aime ou n’aime pas et à manifester une faible trace de sensitivité ; dans le règne animal elle se manifeste dans des sentiments, passions et désirs ; et chez l’homme, ayant été sujette à l’expérience de centaines d’incarnation, elle atteint des hauteurs sublimes de compréhension spirituelle.

Une nouvelle incarnation

Au commencement d’une nouvelle incarnation, lorsque nous avons épuisé notre réserve d’expériences préalables et commençons à en désirer davantage, nous formons automatiquement autour de nous une masse de matière mentale et astrale ressemblant à un nuage. A partir de cette masse, nous serons, plus tard, à même de façonner nos corps mental et émotionnel. Puis, nous attendons, dans le monde astral, la formation de notre nouveau corps physique qui va être produit par nos parents sur Terre.

Dans un premier temps, nous avions préalablement informé le Maître des Registres d’Akacir de notre désir de retourner à nouveau sur Terre dans une nouvelle vie. Après une certaine période plus ou moins longue, entre la conception et la naissance, nous sommes informés de la création de ce corps, car c’est au moment où ce qui va devenir un enfant entre dans la vie sur Terre lors de l’expulsion du sein de sa mère, que pour y pénétrer, l’esprit vient depuis le Monde des esprits “at Home”(chez nous). A la naissance notre conscience qui commence à fonctionner à travers le cerveau de l’enfant, est si faible que pour au moins deux ans après la naissance nous sommes incapables de retenir physiquement quelque mémoire que ce soit de ce qui nous arrive.

Le sexe de nos corps physiques n’est pas toujours le même, pour révéler le caractère humain il peut être avantageux d’avancer dans une série d’incarnations dans le même sexe suivie par une série dans l’autre et ainsi de suite, de manière alternative, durant toute notre évolution. Le nombre d’incarnations dans un sexe donné, d’une à n’importe quel nombre est voulu par Celui que l’on ne Nomme Pas, mais habituellement nous n’avons pas moins de trois incarnations consécutives dans le même sexe et pas plus de sept. Les besoins de notre évolution déterminent le sexe de chaque incarnation, du fait que lorsque nous naissons comme une femme il est évident que nous allons développer une série de qualités différentes que si nous étions nés en homme. Lorsque nous avons terminé notre évolution humaine notre caractère est un mélange magnifique des vertus des deux sexes.

La durée de l’intervalle entre différentes incarnations varie dans de grandes proportions vu qu’elle dépend de trois facteurs qui, à leur tour sont variables. Premièrement, la longueur de la vie précédente sur Terre importe dans la mesure où une très longue vie sur Terre est souvent suivie par un long séjour dans le Monde des Esprits “at Home”(chez-nous). (Ceci ne s’applique pas à des esprits très Anciens et très évolués). Deuxièmement, l’intensité de la vie précédente sur Terre compte également. Certaines vies sont placides et sans évènements alors que d’autres sont surpeuplées avec de nombreuses situations. Plus le nombre d’expériences est important, plus long sera l’intervalle entre les incarnations. Troisièmement, le niveau de développement qui a été atteint dans l’évolution. Plus l’âme est avancée, plus le temps passé dans le Monde des Esprits “at Home“(chez nous) sera long parce que la conscience est plus vigoureuse et ainsi plus riche la signification de chaque expérience et ainsi plus long est le temps nécessaire pour assimiler cette expérience.

La réincarnation n’est pas -je répète pas- un procédé incessant, et lorsque nous avons appris les leçons enseignées dans la Monde-École nous ne retournons plus dans des incarnations physiques, sauf si nous revenons de notre propre volonté pour agir en tant qu’enseignant ou comme aide dans le Grand Plan d’Évolution.

Plusieurs questions

La première question qui se pose à une personne qui a écouté un discours sur la réincarnation est : “quelle preuve avons-nous que la réincarnation soit bien un fait ?” Cette question est normale, et doit trouver réponse satisfaisante dans la mesure où cette étude s’adresse à l’attention de personnes sensées. Avant de s’intéresser aux arguments en faveur de l’incarnation, il serait avantageux d’écarter l’ensemble de ses objections qui demeurent mineures, de façon à pouvoir examiner plus soigneusement encore les points intéressants à long terme. Les objections qui reviennent le plus souvent ressemblent à ce qui suit :

Je vais maintenant répondre aux objections, chacune à son tour. En ce qui concerne la première, je vous ai déjà dit que nous ne pouvons pas renaître comme des animaux.

Au regard de la deuxième objection, l’idée généralement courante chez les Chrétiens est qu’après la mort, si nous avons vécu dans un certain standard de moralité et accepté certaines croyances théologiques (qui diffèrent suivant les différents caractères), nous irons au Paradis et y vivrons pour toujours et sans fin. Au sujet de ce que nous faisons dans ce Paradis durant tous ces millions d’années nous n’avons aucune information ! On présume qu’il doit y avoir une sorte de progrès mais ce que tout cela signifie n’est pas défini. Il ne peut s’agir de progrès moral au sens où nous comprenons la moralité, puisque au Paradis, où il n’y a pas de tentations d’ordre moral, il n’y a aucun besoin de s’abstenir et donc aucun moyen de développer ses vertus, ni sa force morale ni d’augmenter sa compréhension des choses. Il ne peut s’agir d’évolution intellectuelle telle que nous le comprenons ici, puisque dans ce Monde des Esprits “at Home”(chez nous) il n’y aurait pas de problèmes commerciaux, politiques, économiques, sociaux, raciaux ou internationaux à gérer. Il n’y aurait plus rien que des raisonnements métaphysiques, et pour beaucoup ce genre de raisonnement n’est pas seulement désagréable mais, en fait, impossible.

Certaines personnes semblent particulièrement attirées par la dernière objection au sujet de la réincarnation terrestre, s’imaginant que l’âme se promène de planète en planète et même d’étoile en étoile, oubliant dans ce sens que les étoiles sont des soleils incandescents ! Ils imaginent, pour certaines raisons, que les conditions pour progresser doivent être meilleures ailleurs plutôt qu’ici. Admettons, pour soutenir cet argument, que sur Mars il y a une humanité retardée, alors que sur Vénus vit une race aussi en avance sur nous dans son évolution que nous le sommes par rapport aux pygmées d’Afrique Centrale. Si nous nous réincarnions sur Mars, nous rencontrerions des conditions si primitives que notre progrès n’en serait pas aidé et, si nous nous réincarnions sur Vénus, on nous y prendrait probablement pour les plus ignorants sauvages. Certainement il est préférable pour nous, dans tous les sens , de nous réincarner sur Terre où notre propre développement correspond au niveau atteint par cette civilisation.

Certains disent que la réincarnation entraîne la confusion des liens relationnels. Certainement que si l’on considère un peu la question nous comprendrons que les éléments précieux de toute relation humaine ne réside pas dans la relation de notre corps physique au corps physique d’une autre personne mais dans le lien d’affection qui existe entre les deux personnes. Sans l’affection, quel est le fait d’une relation ? Alors que la réincarnation rend possible la continuation et l’enrichissement continuel du lien d’affection par un changement constant dans la relation physique, vie après vie. A première vue l’idée peut sembler extravagante, mais après quelques considérations on réalise qu’il n’y a pas de meilleur plan adapté pour parfaire l’amour amical ou l’affection entre amis.

Certains disent : “Si la réincarnation était vraie, alors il n’y aurait pas de croissance de la population.” Il est vrai que la population totale de cette planète est pratiquement fixée numériquement maintenant ; parce que la civilisation a avancé trop loin pour admettre en son sein de nouvelles âmes du Royaume Animal, mais, nous ne devons néanmoins pas perdre de vue le fait que la progression d’êtres qui évoluent tout au long des différents royaumes, est un processus continu, de la même manière que les vagues d’élèves qui passent d’une classe à l’autre dans nos écoles terrestres. Plus tard, durant un autre cycle d’évolution, une grande foule d’entités qui se réincarneront vont avancer graduellement du Royaume Animal dans le Royaume Humain, tel que nous le firent des milliers d’années en arrière ; mais pour le moment, il n’y a pas de nouveaux élèves qui entrent dans le système de l’École Terre.

Par les moyens de la réincarnation il n’y a pas un champ de connaissance que nous ne puissions explorer ; il n’y a pas une grande civilisation dont nous ne puissions étudier le génie de première main ; il n’y a pas d’activité humaine que nous ne puissions vivre et partager! Dans la longue histoire de l’évolution de notre âme nous avons vécu dans plus d’une ancienne cité, nous avons été témoins et nous avons pris part à de grands évènements, nous avons rencontré des personnages célèbres du passé et, dans les vies à venir, de plus grandes richesses en expériences nous attendent encore. Il n’y a pas de hâte, à moins que nous soyons avides de nous entraîner de manière à être le plus tôt possible capables d’aider les autres de façon adéquat ; mais en toutes circonstances, c’est bien de prendre son temps et de maîtriser correctement chaque phase de la vie comme elle vient à nous, puis quand le temps arrive pour la remise des Diplômes de l’École Monde, nous serons reconnus compétents dans beaucoup de vies et sages et avisés dans toutes!

Réponse à des questions

Penser que Dieu est bon, aimant, juste et tout-puissant, et en même temps, expliquer pourquoi le monde devrait être rempli de misères, de peines et d’injustices, a été un problème si troublant que les philosophes et les théologiens n’ont pas pu le résoudre. La raison qui l’explique réside dans le fait qu’ils n’avaient pas de connaissances sur la réincarnation ou en ignoraient l‘existence. Voyons quelle lumière la réincarnation nous apporte au sujet de ce problème.

A l’intérieur de chaque âme, au début de son incarnation, se trouvent latentes toutes les qualités morales, intellectuelles et spirituelles qui, plus tard, pourront s’épanouir. Par le procédé de la réincarnation, qui rapporte encore et encore chaque âme dans les activités et les problèmes de la vie de tous les jours, ces qualités vont lentement s’éveiller, une à une. Néanmoins, jusqu’à ce qu’elles soient éveillées de la sorte, les êtres humains sont immoraux, inintelligents, et pas spirituels. Les soi-disant mauvaises qualités de l’homme sont dues à un état de non éveil des bonnes qualités qui s’y rapportent. Si nous sommes cruels, c’est parce que nous n’avons pas encore éveillé en nous la qualité de compassion ; si nous sommes égoïstes, c’est parce que nous n’avons pas encore éveillé le désintéressement ou la générosité. Lorsqu’une bonne qualité se développe, la mauvaise qualité disparaît ; le mal n’est pas un chose négative en elle-même, mais seulement l’absence du bien.

La réponse donnée par la réincarnation est que, d’une part nos parents nous fournissent nos corps physiques, et d’autre part, nous, en tant que ego réincarné, id réincarné (ou quelque soit le mot que vous choisissiez), apportons avec nous nos caractéristiques mentales et morales. Dans chaque être humain se combine un intime mélange de qualités physiques dérivées de nos parents et de qualités non-physiques résultant de nos propres expériences passées.

Mémoire des vies passées

Comment pourrions-nous expliquer en toute logique, sauf par la réincarnation, les énormes différences mentales et morales qui existent entre les gens ? Il n’y a pas d’autre réponse, mes amis, pas une seule. Vous entendez parler de mémoire de vies antérieures et de l’existence de mémoires. Si il n’y avait pas de mémoires du passé, dans ce cas il n’y aurait aucune chance pour l’âme d’apprendre à partir de son destin en faisant la relation de cause à effet ; dans ce cas certainement la réincarnation n’aurait pas de sens et le procédé d’évolution serait un cruel et futile tourment. Non seulement la validité de la théorie de la réincarnation, mais le caractère moral du procédé d’évolution tournent autour de cette question centrale : “Les mémoires existent-elles ?” Si elles n’existaient pas, dans ce cas la réincarnation ne serait pas vraie. Je voudrais suggérer que la première démarche pour répondre à cette question très importante soit de déterminer sous quelle forme les mémoires de cette vie sont retenues, puis avec une idée précise du fonctionnement de la mémoire dans une vie, nous pourrons appliquer les mêmes tests pour voir si nous retenons quelques mémoires de vies passées, et ainsi prouvant ou désapprouvant la vérité de la réincarnation. Nous trouvons, probablement à notre propre surprise, que les mémoires que nous avons pour l’instant des premières années de cette vie sont assez différentes de ce que nous pouvions supposer. Tout d’abord, les trois à quatre premières années de notre existence sont entièrement effacées de notre mémoire ; pourtant nous savons que nous avons du être vivants et conscients durant ces années puisque nous sommes vivants et conscients maintenant. Nous n’avons pas la moindre preuve personnelle en cette matière, aussi loin que notre mémoire puisse remonter, et de plus, nous remarquons que la plupart des détails du passé ont disparu. Cela n’est pas uniquement vrai au sujet des premières années de cette vie mais également de cette année, cette semaine, hier. Même à la fin d’une journée, certaines personnes ne se souviennent pas exactement de ce qu’ils ont fait pendant la journée, ni même de ce qu’ils ont dit ou pensé ! Évidemment, on réalise que le cerveau nous permet d’oublier une grande quantité de détails, cela peut être une des fonctions importantes du cerveau.

De toutes les expériences que nous avons traversées, de toutes les idées qui ont afflué dans nos cerveaux, ce qui demeure est sous forme de résumés uniquement, et c’est grâce à ces seuls résumés que nous savons que nous avons traversé les expériences dans le détail.

Nous lisons aisément, mais dans l’acte de lecture nous n’avons pas la moindre mémoire des méthodes ni des milliers d’exercices grâce auxquels nous avons appris la signification et l’arrangement grammatical des lettres imprimées qui se trouvent sous nos yeux. Nous savons que dans le passé nous avons appris la signification de mots, non pas parce que nous nous souvenons des détails qui rendent l’acte de la lecture possible, mais parce que nous pouvons lire ! La possession de cette faculté est la seule chose qui prouve que nous ayons préalablement acquis une énorme masse d’expérience. Nous avons ainsi de nombreuses facultés à notre disposition.

Maintenant, nous sommes très prudents de ne pas mettre nos doigts dans de l’eau bouillante. Pourquoi ? Non pas parce que nous nous sommes ébouillantés récemment, mais parce qu’il y a de nombreuse années, à une époque au delà de notre mémoire actuelle de tous les jours, nous avons souffert lorsque nous plongeâmes des doigts curieux et ignorants dans de l’eau bouillante. Nous avons complètement oublié cette première expérience, mais nous savons que nous avons vécu un tel épisode du fait que nous avons tendance à être prudent dans le présent . Cette tendance est un condensé d’expériences passées, et nous avons des centaines de tendances qui contrôlent nos actions.

Regardons maintenant du côté de la réincarnation, est-il possible de trouver quelques condensés de mémoire qui nous indiqueraient que nous avons vécu sur Terre avant ? Il est évident qu’il sera nécessaire d’étudier avec une attention toute spéciale les caractéristiques des enfants, car théoriquement, c’est dans l’esprit de l’enfant que ce genre de mémoires seront le plus claires. Il est possible que nous soyons déjà accoutumés avec l’existence de ce genre de mémoires mais que nous ne les ayons pas reconnues comme provenant de la source de vies passées, car notre attention n’avait jamais été attirée par la réincarnation avant. Mais regardons les différentes formes de ses possibles mémoires de vies passées.

Avez-vous déjà été étonné par la différence mentale et morale entre des enfants même issus de la même famille, et parfois dans le cas de jumeaux où les conditions pré-natales sont identiques ? Mais les enfants sont très différents. Un enfant se dirigera vers les arts, l’autre est toujours en train de construire des choses, et lorsqu’il a grandi il se tourne vers tout ce qui a rapport à la manufacture. Un troisième se montrera très doué dans le commerce et dès que possible occupera une place dans la vente. Un quatrième est un élève rêveur, s’occupant davantage d’un livre que de la vitesse de la vie. Les genres d’enfants sont nombreux et presque incompréhensibles pour les étudiants en hérédité car dans de nombreux cas, les caractéristiques de l’enfant ne correspondent pas à celles des parents ou à d’autres relations plus lointaines. De plus, ces tendances innées se dévoilent très tôt dans la vie et bien des fois au sein de conditions hostiles. Ne serait-il donc pas que les qualités innées de l’enfant indiquent assez clairement les lignes générales selon lesquelles l’âme de cet enfant a été entraînée dans des incarnations précédentes, et que ces mêmes qualités soient en réalité un condensé de mémoire?

Il est vrai que beaucoup de jeunes enfants se souviennent d’épisodes de leurs incarnations passées beaucoup plus fréquemment que les adultes, probablement parce que le cerveau de l’enfant est bien plus plastique aux impressions. On a enregistré beaucoup de cas de telles mémoires d’enfants et il n’est pas rare de rencontrer des enfants qui ont des souvenirs. Malheureusement, la majorité des parents n’ont pas la moindre connaissance de la réincarnation et lorsque leurs enfants essaient de leur parler de choses qui leur semblent bien réelles, ceux-ci sont souvent réprimandés ou réduits au silence. Si nous prenions davantage la peine de prêter attention aux fantaisies enfantines, nous pourrions y apprendre beaucoup!

Lorsqu’un enfant atteint l’âge de 6 ou 7 ans, les souvenirs qu’il a pu avoir généralement s’estompent, probablement parce que le cerveau devient très occupé par les impressions extérieures ; et lorsqu’il atteint l’âge de 10 ans ; ces souvenirs ont disparu pour toujours - sauf dans des exceptions très rares. Il est certain, par exemple, que dans le passé, nous avons commis de nombreux impairs d’ordre moral, car en aucun autre sens n’aurions nous pu développer de force morale. Dès lors, nous avons pu voir nos erreurs et devenir si forts que nos incarnations sont maintenant propres et saines, mais quoi qu’il en soit, si tous les évènements du passé étaient présents à notre mémoire, alors dans chaque nouvelle incarnation, nous devrions transporter avec nous une quantité extrêmement inconfortable d’images mentales. Pensons à ce qui se produirait si des souvenirs de la sorte n’arrêtaient pas de surgir dans l’esprit d’un enfant, surtout durant la période de l’adolescence. Ils exerceraient certainement la plus mauvaise influence et ruineraient peut-être l’ensemble de l’incarnation. Il n’y a pas de meilleur moyen pour assurer la sécurité d’une incarnation physique que d’effacer tous les détails d’erreurs passées, conservant uniquement les résumés des leçons apprises par ces erreurs sous la forme d’une conscience d’averti.

Nous savons, bien-sûr, que certains de ceux qui sont infiltrés sur la Terre en ce moment -et spécialement si ils sont Anciens- ont la commodité de pouvoir ouvrir et utiliser leur boîte à mémoire à tout moment ; parce qu’ils sont là pour une raison spéciale, voyez-vous mes amis ; ils sont ici pour aider en profondeur dans le puissant mouvement d’éveil spirituel qui, depuis 1980, continue à se développer. Les années qui suivent 1980 -disons 7 à 8 ans- pourront être assez difficiles, surtout pour ceux qui veulent être des Jardiniers pour Dieu, travaillant dans Ses champs, labourant pour que Sa récolte soit bonne. Je sais que beaucoup aimeraient avoir leur boîte à mémoire ouverte. Ils s’imaginent que la romance du passé est passionnante ! Nous avons chassé dans les forêts comme des sauvages ; comme paysans nous avons labouré les champs ; les armées de rois et de pharaons oubliés depuis longtemps nous ont comptés dans leurs rangs ; nous avons pu nous divertir dans la débauche de villes voluptueuses de civilisations enfouies ; comme marchands nous avons pu faire le commerce d’étoffes fabriquées sur des métiers à tisser qui sont tombés en poussière longtemps avant que l’histoire connue ne commence ; nous avons adoré Dieu sous de nombreux noms et à chaque fois la sorte de religion où nous étions nés nous semblait être la seule qui soit bien pour l’homme ; nous avons courbé notre tête devant les images sombres dans les grands temples de l’Atlantide recouverte par l’océan ; avec des cœurs remplis de joie, nous avons déposé des fleurs aux pieds des Dieux d’Égypte ; nous tombèrent en révérence lorsque le Feu Divin tomba comme un éclair sur un autel crucriarien ; nous avons fait des offrandes devant Vishnu dans les temples en pierres taillées d’Inde ; nous avons porté la robe jaune de Buddah et chanté les cantiques du noble sentier des Huit-fois ; nous avons versé de joyeuses libations devant les Dieux bons dans les plaines de marbre de la Grèce ; nous avons suivi de manière rigide les décrets rigoureux de la loi Romaine et, par chance, peut-être avons-nous été de ceux qui se trouvèrent autour de l’Enseignant inconnu lorsqu’il marchait et parlait en Palestine ; et avec nos vues étroites nous l’outrageâmes en critiquant ses paroles et ses actes, et en jetant des pierres à ce vagabond blasphème ; nous vécurent au Moyen-Age la vie austère d’un prêtre ou d’une religieuse et maintenant nous sommes venus une fois encore sur Terre pour louer le Dieu Éternel à nouveau, et parcourir une fois encore le cercle de la naissance, de la vie et de la mort dans cette merveilleuse École du Monde.

Mais ce que nous faisons en réalité est ceci:

Nous vénérons le Dieu Éternel. Le Père Éternel.

Oh ceux qui entendent - s’il vous plaît répondez à l’appel!

S’il vous plaît écoutez la voix du silence dans l’esprit!

S’il vous plaît aidez à faire de ce monde un lieu digne pour que Dieu y vive ! Car lorsque Dieu l’a fait, Il l’a fait d’une grande beauté et l’homme l’a souillé - s’il vous plaît, qu’il soit beau à nouveau.

Pour Dieu! Dieu! Le Dieu Éternel!

PADDINA COLE (1915-2003)