C’est effectivement une des leçons les plus difficiles que nous devons très bien comprendre dans la vie et « à la Maison ».
Même nous, lorsque nous rentrons à notre Maison, nous devons nous subjuguer. Nous subjuguer aux besoins des autres et aux désirs, demandes et directives qui émanent de notre Dieu. Pour nous c’est une grande joie d’être dans cet état là, car cela signifie que nous progressons et faisons notre chemin vers une plein évolution et de ce fait une future progression de nos vies.
Sur la terre, la soumission est une chose très difficile à mettre en pratique ; tant de choses pour nous distraire, tant de choses que nous pouvons voir qui sont plus matérielles, qu’on peut saisir dans la main, qu’on peut avoir à admirer ou à adorer, pour éloigner nos consciences de la pensée qu’on devrait avoir pour nos esprits et leur développement. Pour se subjuguer complètement, on s’affranchit de toutes les pensées pour soi-même. Une demande faite ne devrait pas apporter la réaction immédiate « Comment est-ce que cela va m’affecter ? » Qu’est-ce que je veux faire qui me plaît et que je ne peux faire maintenant à cause de la chose que je dois faire pour quelqu’un d’autre ? « Je vais abandonner du temps que j’aurais pu utiliser pour mon propre plaisir ; je peux réaliser une tâche alors que j’aurais pu faire quelque chose pour moi-même.» « Je peux parler avec quelqu’un très intensément pour l’aider au sujet d’un problème alors que je pourrais me reposer et planifier ma propre vie et mes propres plaisirs.»
Pourquoi la soumission est-elle si difficile ? Qu’est-ce qui est si dur à son sujet ? Est-ce le fait que nous ayons peur, en agissant de cette façon, en pensant toujours aux autres et à leurs besoins, que les gens vont lever leur main et pointer le doigt vers nous, vont se moquer de nous comme des choses très étranges et irréelles ? Est-ce qu’ils vont nous accuser d’être religieux ou convertis à une religion, ou d’être en train de marcher sur les traces de ces messagers venus en d’autres temps ? Est-ce qu’ils vont trouver que nous sommes un objet de ridicule et de rire et nous, étant des êtres terrestres, nous n’aurons pas la force de faire face à cela ? Est-ce que c’est le fait que nous aimerions nous subjuguer, mais n’avons pas la force de nous tenir face aux autres qui n’ont pas le désir de cette évolution ?
Quand j’observe profondément, je pense que c’est un peu toutes ces choses là. Quand nous sommes esprits à la Maison, il n’y a aucun mal dans le désaccord. Quatre esprits sont au service d’un conclave. Trois d’entre eux reçoivent des éloges pour quelque travail qu’ils ont accompli et le quatrième n’en reçoit pas, on lui dit qu’il est tombé un peu bas à ce niveau là. Peut-être aurait-il du essayer avec plus de ferveur, il n’a pas fait une tâche particulière comme il était supposé pouvoir la faire. Cet esprit ne va pas immédiatement se rebiffer, il n’en fait pas une affaire personnelle, il ne prend pas la chose comme une attaque envers lui-même. Non, il l’accepte. Il dit « Je suis désolé d’avoir erré et de m’être égaré incorrectement ; la prochaine fois, j’essaierai de faire mieux. Merci d’avoir perdu votre temps pour une telle banalité afin d’essayer de m’aider, j’en suis très reconnaissant ». Il n’y aura pas de tristesse, pas de malaise dans cela du tout, seulement de la bonté et de l’amour et c’est cela que l’on doit essayer d’obtenir dans la soumission.
Pourquoi devraient-ils dire que vous devenez religieux ? Pourquoi devraient-ils dire que vous essayez d’atteindre cela lorsque vous vous subjuguez ? Ils ont tort, parce que ce que vous faites réellement est tenter de subjuguer votre esprit qui est une partie de l’esprit et de l’énergie de l’Ultime. Vous essayez de vous subjuguer au dessein et pour l’usage de votre Dieu et Dieu n’est pas une religion. Dieu est au-dessus de toutes les religions.
Dieu n’est pas une religion.
Les religions sont vulnérables sur la terre, car elles peuvent être touchées par des manières grossières et mauvaises. Elles sont des religions, mots et doctrines et dogme, construits par l’Homme, au nom de l’Homme, pour donner à l’Homme, pour l’aide de l’Homme, et très souvent elles sont dans une telle confusion qu’elles embrouillent ceux qu’elles voudraient aider.
Qu’est-ce qui abîme la religion ? Ce qui corrompt la religion c’est la non-soumission. Je pense qu’il est vrai de dire que quelque religion que ce soit –hébraïque, shinto, protestante, catholique romaine- quelque soit la religion que vous pratiquez, ce devrait être une chose joyeuse et ses principes devraient reposer sur les mots de Dieu qui sont toujours dits par ses serviteurs. Sur ses mots et aucun autre. La religion n’est pas une chose sombre non plus ; ce devrait être une chose de joie, légère, un don de soi dans un retour vers Dieu. Lui pour qui vous comptez et qui vous a maintenant donné la foi, cherche à accepter en retour la graine qu’il a un jour cueillie.
Les gens se questionnent souvent quant à mon attitude envers les animaux du monde et à mon insistance sur le fait que les animaux sont de précieux petits êtres, les sans voix, et qu’il faut y veiller et se subjuguer à eux avant même les humains. Ces animaux sont sans recours et il est vrai que certains peuvent mordre, mais c’est rare et la plupart du temps fait par crainte ; en d’autres termes, ils sont doux et affectueux. Ils demandent de la gentillesse et devraient la recevoir. Quand un animal vous regarde et vous savez qu’il a froid, qu’il n’a pas de nourriture, qu’il est sans abri et cela fait monter en vous la notion d’urgence de le sécuriser et de répondre à ses besoins et vous voyez que cela est juste et confortable d’agir ainsi – alors vraiment nous effectuons le travail de Dieu.
Les Indiens, les peaux rouges, étaient vraiment un peuple spirituel. Ils marchaient, parlaient et vivaient dans l’ombre du Grand Chef Blanc, leur grand Dieu, ils étaient merveilleusement bons. Lorsqu’ils chassaient, ceux qui étaient assez chanceux pour avoir des chevaux à monter, à leur retour de la chasse, fatigués, épuisés, trempés peut-être par les eaux de pluie et affamés, plus spécialement si la chasse n’avait pas été bonne, les squaws venaient au devant avec des couvertures propres pour essuyer les hommes et leur apporter du confort. Mais un Indien peau rouge n’acceptait jamais cela pour lui même tant que son cheval était mouillé. Il devait faire le cheval en premier avant de se nourrir et de sécher son corps humide et fatigué. Cela était se subjuguer. Se subjuguer à un animal, ce que certains appellent une bête. « Pas assez importante » vont dire des gens « il est malade celui qui fait cela » - Non il ne l’est pas. En vous subjuguant vous-même à quelque chose de moins que vous, vous êtes vraiment sur le bon chemin.
L’homme terrestre est par nature égoïste – kusovien. Le grand Kuso a laissé ce défaut sur la terre afin qu’il puisse être une épreuve et un moyen de tester les nombreux et innombrables millions qui vont traverser leur chemin dans son sillage. L’homme est égoïste par nature. Beaucoup d’Hommes possèdent des choses très belles dont ils s’accordent qu’elles sont des merveilles et lorsqu’on les regarde elles donnent un sentiment de paix et d’émerveillement tant elles sont belles. Un Homme peut posséder de telles choses et laisser uniquement ses yeux se poser dessus parce qu’égoïstement il ne peut pas soutenir de partager la beauté d’une possession. Des gens à différents degrés peuvent avoir des maisons merveilleuses, confortables avec des soieries, des tapisseries, avec de beaux objets en argent disposés ici et là, et pourtant cette maison est comme une coquille. Personne n’est convié dans ses murs. Il n’est pas désiré qui quiconque y pénètre parce qu’ils pourraient y mettre du désordre, déranger les choses, et même peut-être les marquer. Aussi ils déclinent d’inviter, ils s’assoient seuls au milieu de leur beauté et elle n’est vue par aucuns autres yeux.
Un Homme peut avoir une croyance dans son Dieu, une telle croyance qu’elle remplit tout son être d’extase ; il peut s’asseoir le jour le plus froid et avoir chaud, car il s’entoure de la foi que son Dieu lui a donnée. Homme égoïste – il devrait partager cette foi avec d’autres. Il devrait leur montrer comment Dieu vit comme il a toujours vécu, que Dieu n’ayant jamais vécu ne peut jamais mourir, que Dieu n’ayant jamais été doit toujours être et que le temps ne signifie rien car tout temps est maintenant. Il devrait partager avec son prochain sa foi dans son Dieu afin que d’autres puissent, eux aussi, voir la merveille et la vérité de cette croyance.
plus que leur part aux enfants et s’en passe elle-même. Le partage des choses – partager fait partie de la soumission. Partager des choses qui sont belles et même partager des choses ordinaires qui sont en votre possession et non en possession des autres. La soumission est très très difficile à gagner et parfois les esprits attendent longtemps pour s’émanciper jusqu’à cet état.
Comment allons-nous donc prendre notre première leçon ? Qu’allons-nous faire ? Comment allons-nous l’approcher ? Bon – pour commencer, les formes les plus simples. Nous marchons dehors et nous voyons un chien, seul, personne avec lui, errant sans but. Peut-être aurions nous pu passer notre chemin mais non. Nous nous arrêtons, nous le regardons et il va tourner ses yeux vers nous et là nous constatons qu’il est vraiment perdu et cherche quelqu’un. Nous allons essayer de l’attraper et si nous y arrivons nous allons l’apporter à la police pour leur demander de s’en occuper et d’essayer de lui trouver un propriétaire. « Pourquoi s’embêter » diront certains « c’est seulement un chien ». Mais voyez-vous, vous devez vous en occuper parce que si un homme se trouve étendu en détresse dans une rue, est-ce que les passants vont dire « Oh ce n’est pas important, ce n’est qu’un homme », un homme qui peut ouvrir sa bouche et demander ce qu’il veut et demander de l’aide alors qu’une créature muette ne le peut pas. Vraiment c’est la créature muette qui veut de l’aide et nous devons nous y soumettre.
A la Maison, il y a différents niveaux de progression et les trois premiers peuvent être assez difficiles à traverser car les tests sont assez durs et un très grand nombre peut vaquer et tomber au bord du chemin. Eventuellement, un esprit atteint le quatrième plan qui est connu comme « la cour de jeu ». Là, il n’y a pas de demande faite, aucune requête n’est faite pour vous faire progresser, on vous laisse faire les choses à votre manière et cela est la chose la plus étrange. Car dans les trois premiers plans on vous demande de progresser, on vous invite à progresser et dans un certain sens, vous êtes parfois obligés de progresser par les circonstances, mais jamais dans le quatrième plan, et très souvent les gens du quatrième progressent en vérité plus que dans n’importe quel autre plan.
Quand nous accédons au cinquième plan, c’est très difficile, parce que l’Ultime peut voir « Ah, il est arrivé au cinquième plan, il a gagné d’arriver jusque là ». Maintenant plus de complaisance, maintenant les épreuves doivent pleuvoir sur nous drues et nombreuses, maintenant nous devons essayer de réaliser davantage afin de pouvoir atteindre le sixième plan et ayant obtenu le sixième peut-être aller au merveilleux septième.
La soumission s’applique même dans les mots que nous employons. Quelqu’un vous offre une insulte et des mots durs. C’est la pratique courante du monde de les rejeter, de répondre de la même veine – mais cela n’est pas exact. Si l’on vous insulte vous dites «Merci, je suis désolé, si vous ne voulez plus me voir, si je ne corresponds pas à vos critères, permettez moi de vous rendre les choses qui sont les vôtres, et nous ne nous rencontrerons plus ». Et peut-être que, lorsqu’ils verront la dignité qu’il y a dans cet esprit, ils voudront en voir davantage.
Je me demande combien, parmi les lecteurs de ce site web, sont vraiment dévoués, qui savent vraiment ce que cela signifie et qui peuvent se lever le matin et dire « Bienvenue mon Dieu dans ce jour nouveau, pendant cette journée, je vais travailler pour toi dans mon extrémité ». J’aimerais avoir l’éloquence et le vocabulaire des grands orateurs pour vous faire voir à quel point c’est un non-sens de lutter contre les désirs de Dieu et d’estimer qu’ils sont erronés. Les désirs de Dieu qui vous sont montrés à la manière de la chair sont très merveilleux.
Je ne sais pas si l’Ultime pleure. Je pense que parfois des parties de la pluie que nous pouvons sentir sur notre visage peuvent être les larmes de l’Ultime. Mais je sais une chose, jusqu’à ce que le monde ait utilisé toute la force spirituelle pour se sauver lui même, pour être compatible, ce n’est pas grave que nous échouions, que nous tombions beaucoup de fois et que nos visages soient battus sur la terre – tout ce qui compte, c’est que nous essayons, essayons, essayons et essayons.
L’Amour, le vrai amour, au sens spirituel est une soumission. Le vrai respect est une soumission. L’appréciation vraie est une soumission, et la soumission est une chose très nécessaire.
Quand Erasme était un tout jeune homme sur la terre, sa mère lui disait « Tu dois lire tes livres de classe, autrement comment pourrais-tu devenir quelqu’un de conséquent. » Il pensait parfois « Oh, je veux devenir quelqu’un de conséquent, parce que cela est très merveilleux ». Et puis il devint un jeune homme et puis un vieil homme et sur ce chemin il apprit la leçon. Il n’avait pas besoin d’être de conséquence dans sa vie et c’est là qu’il s’était trouvé lui-même. Je pense qu’il aurait pu dire sans risque qu’il s’est subjugué à son Dieu à un âge raisonnablement jeune et il l’a fait de cette façon. Une fois, il rêva le rêve qu’il aurait une église. Elle ne serait pas très merveilleuse, pas très élevée. Il n’y aurait pas de statues incrustées d’or et de pierreries, mais elle serait solide pour se protéger des éléments et elle serait paisible pour pouvoir y méditer et elle aurait une belle clarté pour pouvoir y lire les bonnes lectures ; et un jour il rêva qu’il avait son église. Il était gonflé d’orgueil et de fierté, débordant de satisfaction que cela lui soit arrivé, que son nom soit proprement inscrit à l’extérieur et que chacun sache que c’est l’église d’Erasme. Mais cela n’arriva pas, il n’a jamais eu son église et en la perdant, il a trouvé la soumission, car il n’avait rien perdu, seulement un rêve, et un rêve n’est rien d’autre qu’une babiole d’enfant qui peut être écrasée dans l’oubli.
personne plus petite car cela n’est pas vrai. Quand vous vous subjuguez aux besoins des autres vous devenez une personne élevée, vous devenez beau à regarder aux yeux de l’esprit. Vous devenez propre et rayonnant et vous devenez une personne avec laquelle il est plaisant de vivre.
La soumission de moi-même. Mon Dieu combien de fois j’ai entendu ce cri « pourrais-je penser aux autres et moins à moi-même ; et cela ne peut pas être fait par ceux qui pleurent à haute voix ». Mais cela peut être fait par ceux qui pleurent tout haut. Dieu ne demande pas beaucoup, mais la chose qu’il demande est votre croyance en lui et votre foi, et si vous avez une croyance alors vous avez fait les premiers pas, tout chancelants qu’ils soient, vers la soumission.
Quel monde merveilleux ce serait si chacun était dans la soumission l’un envers l’autre, parce que voyez-vous, il y aurait tant de soumission qu’il n’y en aurait pas, et cela est une énigme que je vous soumets. Tellement de soumission qu’il n’y en aurait pas et plus loin dans ce texte, je vous donnerai la clé de cette énigme pour vous montrer ce que cela signifie, cela bien sûr uniquement si les personnes qui entendent ces mots et les lisent ne donnent pas elles-mêmes la réponse à l’énigme en comprenant ce qu’elle est.
modestes, à tous les animaux quelque soit leur nature et quelque soit la difficulté à se subjuguer à eux, cela sera plus facile pour vous quand vous verrez que c’est la condition requise pour vous. Vous n’êtes jamais seul dans votre désir à atteindre cela. Dieu, qui est un Dieu d’amour, va voir tous vos efforts et vous donner vos points en fonction de ces efforts. Peut-être ne saurons-nous pas jusqu’à notre retour à la Maison dans quelle mesure nous avons été chanceux ou malheureux dans notre collection de ‘nths sur le chemin de notre évolution. Mais cela nous le saurons, que chaque petite soumission nous fait gagner une perle de vérité et ce sont les seuls bijoux qui soient apparents quand vous êtes esprit à la Maison, un collier de perles de vérité.
Elles sont difficiles à gagner et c’est une grande responsabilité de bien les utiliser, mais elles sont très belles.
Essayez de pratiquer une petite méditation intérieure. Pour méditer il n’est pas nécessaire de s’asseoir, on peut se retirer dans son esprit même au milieu de la foule. Pratiquez une petite méditation pendant votre journée et cela va vous aider à vous subjuguer plus facilement.
Jeunes hommes du monde qui dites parfois « Oh je ne veux pas faire cela, pas pour eux » cela est de la non-soumission. Mais dire « Eh bien, je vais le faire, je n’aime pas vraiment cela mais je vais le faire » cela est un exemple de soumission.
La soumission de moi-même, complète et totale – une récompense que portent tous les Anciens et qui peut être à vous de droit si vous y travaillez. Mais dans l’esprit et à la Maison on doit travailler pour tout, rien n’est donné à la légère.
« PRENDS CE QUE TU VEUX MAIS PAYE LE » DIT DIEU « MEME POUR LES ETAPES DE TA SOUMISSION »
Lady Paddina Cole (1915-2003)
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